Roman Changer sa vie. Chapitre 8A

Changer sa vie, vers la lumière. Vers la lumière

Je me suis toujours demandé ce que je faisais sur Terre. De découvertes en surprises, Marc nous partage son chemin sans concession; mais avec légèreté.

Vous n’avez pas encore lu le début, vite ? Je vais au chapitre 1 !

Nous nous sommes inscrit à un SEL : un système d’échange local. C’est un peu comme une bourse aux coups de main. J’échange une heure de tondeuse contre une heure de baby-sitting, ou alors une heure d’informatique contre un coup de main pour réparer ma voiture. C’est du troc mais amélioré. Le troc c’est bien, mais si ce que j’ai à vous proposer ne vous intéresse pas, on est coincé… Donc on comptabilise sur des livres de comptes ou sur un fichier partagé nos échanges. Cela permet à Paul qui donne des cours de musique à Pierre, de se faire aider pour repriser sa chemise par Brigitte qui elle-même bénéficie des services de René pour ramasser ses feuilles mortes.

Le gros avantage que j’y vois, c’est de permettre à des gens qui étaient exclus de la société, je veux dire sans boulot (bah oui, lorsque l’on a pas de boulot, on est exclu de la société, c’est un souci, on va vous aider à retrouver du travail, disent les bien-penseurs, les politiques) de retrouver de la valeur. Ce n’est pas parce que l’on a plus d’argent, plus d’activité salariée que l’on est un bon à rien. Cela crée une sorte d’économie parallèle, plus humaine. J’adore. Le premier échange n’a pas tardé, et je suis allé ramasser les feuilles mortes d’Antoinette, justement.

Et les feuilles mortes au lieu de m’empresser d’aller les jeter à la déchetterie, je les ai récupérées. Ça y est vous pensez que je suis devenu fou, gâteux avant l’age. Mais non ! Les feuilles mortes c’est de l’or en barre, de l’or brun. Je m’en sers pour mon nouveau potager. Après avoir lu quelques livresi et regardé des dizaines de vidéos sur la permaculture, je me rapproche de la nature. Je vais être autonome en légumes. Youpie, fini les pesticides, on va avoir nos beaux légumes bien sains, savoureux, gorgés de minéraux.

iLivre de bill mollison, introduction à la perma, perma 1 et 2

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Tout un chacun a entendu parler de la permaculture maintenant. Mais à l’époque ce n’était pas trop répandu en France. Beaucoup en Australie, mais pas en France. C’est logique, le fondateur, Bill Mollison étant anglophone, cela ne nous est pas parvenu tout de suite. Barrage linguistique, oblige.

La permaculture c’est l’art d’aménager un territoire pour pouvoir y vivre durablement. Rien à voir avec le développement durable qui est là pour faire durer le développement. Y vivre durablement, cela veut dire que l’on pourrait y vivre éternellement, en autonomie ou quasi-autonomie. Pas en autarcie, mais en petits groupes constitués, un peu comme dans les monastères après l’effondrement de l’antique Rome. Si je prends mon exemple actuel, ce n’est absolument pas durable, comme mode de vie. J’importe tout : tout ce que je mange, mes meubles, mes vêtements, mon eau, mon énergie… S’il y a une rupture dans la chaîne d’approvisionnement, il n’y a aucune résilience possible. Les supermarchés doivent pouvoir tenir 3-4 jours en cas de crise de l’approvisionnement. Les systèmes actuels sont d’une complexité et d’une fragilité inouïe.

Si l’on prend le temps de réfléchir à tout ce qu’il faut pour avoir un sachet de thé dans notre bol. C’est faramineux. Essayons. Tout d’abord, il faut des Chinois pour cultiver et pour récolter le thé… des usines de séchage, de conditionnement. Il faut de l’énergie pour faire fonctionner cela. Ensuite, ce thé avant d’arriver dans notre bol devra être packagé, marketé, distribué chez des grossistes, puis chez des détaillants, ce qui nécessitera aussi de l’énergie, des individus, du temps. Le consommateur lui aussi devra pour se déplacer, fréquemment avoir recours à de l’énergie. L’eau qu’il va utiliser pour préparer sa boisson aura été polluée, traitée, dépolluée, acheminée, distribuée par de forts complexes procédés, d’une efficacité discutable. Eau chauffée avec de l’énergie (nucléaire peut-être). Une fois bu, ce sachet de thé sera jeté dans des sacs poubelles qui seront collectés, recyclés… L’urine issue du buveur de thé recueillie par une cuvette de toilettes rejoindra un réseau d’assainissement avant d’atteindre les rivières et les océans. Et Je n’ai parlé que d’un sachet de thé, pas d’un téléphone portable, et encore j’ai simplifié (s’il fallait aussi intégrer ce qu’il faut pour produire de l’énergie nucléaire, du pétrole, du gaz, des véhicules on y serait encore…).

Une autre façon de faire : je ramasse les feuilles du tilleul dans mon jardin, je puise l’eau de mon puits et je la chauffe en brûlant un peu de bois trouvé à côté du tilleul. Je savoure et plus tard, je me soulage le long d’un arbre.

Là, je comprends mieux ce que cela signifie un aménagement en permaculture qui permettrait d’arriver à ce résultat de manière durable : tant que le tilleul est là et que l’eau sourd de mon puits je pourrais avoir ma tisane. Et si je n’ai pas de tilleul, il y a une telle variété de plantes à tisane que je ne manquerais jamais, bien au contraire, j’aurais une immense variété de choix.

Références

Introduction à la permaculture Broché, de Bill Mollison (Auteur) Inventeur de la Permaculture, le dernier livre que Bill Molisson nous a laissé est une véritable mine d’informations, à utiliser concrètement pour organiser sa vie, sa maison, son appartement sur une base durable. C’est très abordable, très bien illustré. Ouvrage de référence.
Permaculture : Guérir la terre, nourrir les hommesBroché – Perrine Hervé-Gruyer  Un couple remarquable à mis en pratique la permaculture dans  sa ferme du Bec Hellouin. La permaculture, repose sur une éthique, simple dans sa formulation, mais exigeante dans sa mise en pratique : – Prendre soin de la terre ; – Prendre soin des hommes ; – Partager équitablement les ressources.
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