Roman Changer sa vie. Chapitre 7A

Changer sa vie, vers la lumière. Vers la lumière

Je me suis toujours demandé ce que je faisais sur Terre. De découvertes en surprises, Marc nous partage son chemin sans concession; mais avec légèreté.

Amis lecteur, je te livre mes pages. Laisse moi ton commentaire en bas de celle-ci 🙂

Zut, je n’ai pas lu le début, vite ! Je vais au chapitre 1 !

A la dernière distribution de l’AMAP, Olivier nous a parlé du mouvement des Colibris. C’est un groupe d’éveilleurs de conscience, fondé par Pierre Rabhi. Pierre Rabhi est la figure de proue de l’agroécologie, c’est-à-dire produire de la nourriture en respectant l’environnement, si j’ai bien compris. Le nom des Colibris provient d’une légende : une fois un incendie faisait rage dans la forêt. Tous les animaux commençaient à fuir, sauf un, le minuscule colibri, qui faisait d’incessants aller-retour entre le fleuve et le brasier, larguant à chaque fois une goutte d’eau. Interloqué, le tatou interroge le Colibri et lui demande pourquoi il jette des gouttes d’eau sur le feu plutôt que de s’enfuir, comme tout le monde. Et celui-ci de lui répondre, je sais bien que je n’arriverais pas à éteindre l’incendie seul, mais je fais ma part.

Les Colibiris, qui sont présents partout en France organisent un forum ouvert très bientôt ; où Coralie a envie d’aller. Cela va lui faire du bien de sortir à nouveau. A part les promenades autour dans le quartier, nous ne sommes pas beaucoup sortis tous les trois – tous les trois ! Il faut que je m’y fasse ! Je découvre qu’un forum ouvert, c’est une manière d’organiser un rassemblement de personnes. Il n’y a pas d’ordre du jour établi à l’avance mais un mur sur lequel chacun vient disposer des propositions, des questions. Il y a ensuite un temps pour regrouper les propositions par thème et ensuite chacun s’inscrit sur les thèmes qui l’appellent. Des groupes se forment et les conversations s’engagent, avec dans chaque groupe une personne qui prend les notes pour ensuite restituer à tout le monde ce qui s’est dit. C’est un formidable outil de partage d’informations, d’auto-formation, de rencontres. Une sorte de manière d’éducation populaire, ou chacun peut apporter à l’autre sans transmission hiérarchique du savoir. J’adore !

Là, il y a plus de cent personnes rassemblées. Dire, que je croyais être le seul à rêver de changement. Je m’aperçois que nous sommes nombreux, bien plus nombreux que je ne l’imaginais. Quel soulagement, que de rencontres ! Je découvre un monde parallèle avec des individus qui sont bien plus avancés que nous sur ces chemins de traverse : c’est un concentré de tout ce qui n’est pas dit dans les grands médias.

Je découvre des sujets que je n’imaginais même pas : les monnaies locales, la désobéissance civile, les peuples amérindiens, l’écologie relationnelle, et d’autres encore que j’ai oublié. Quel bouillonnement intense ! Je participe à plusieurs groupes : sur l’habitat, sur l’alimentation, sur la santé.

Dans le groupe sur l’habitat, il y a des individus qui ont envie de créer des éco-lieux alternatifs. L’intérêt est de sortir de l’isolement, de mélanger les tranches d’âge, de mutualiser des équipements (chaque famille a-t-elle besoin d’une machine à laver par exemple), d’employer des matériaux plus sains, de re-créer du lien. Finalement, on y reconstruit une petite communauté de personnes qui veulent vivre différemment. Je suis très excité par cette idée, et m’en ouvre un peu craintif à Coralie. Sans raisons, puisque je vois qu’elle vibre aussi à cette idée. On fait aussi la connaissance de deux autres qui couples qui sont sur la même longueur d’onde que nous. On décide de se revoir plus tard pour étudier le sujet. De retour au logis, je réalise que notre environnement, la maison dans laquelle nous habitons n’est pas très saine. Tout est en ciment, il y a de la laine verre, l’air n’y est pas très sain. Des traces de moisissures apparaissent sur certains murs, c’est un peu humide. Bon en même temps, j’ai choisi de venir habiter en Bretagne (oui je sais c’est gratuit, mais c’est pour plaisanter !). A la fin de la nuit, lorsque je sors et re-rentre dans la chambre, je me rends compte combien l’air est chargé et pas particulièrement agréable à respirer. D’autres possibilités ont été évoquées : maison en bois, maison en paille et en terre, constructions légères yourtes, maison rondes, roulottes. J’ai l’impression d’un rassemblement de baba-cools, de hippies. D’accord je sais que le terme est désuet et plus très utilisé ! N’empêche que lorsque je fais le rapprochement avec notre maison actuelle, il y aurait beaucoup de choses à améliorer !

Un autre groupe me passionne. C’est le groupe qui discute sur l’auto-suffisance alimentaire. Il y a des gens qui produisent par eux-mêmes la plupart de leur alimentation. Exit les pesticides, les produits chimiques, les engrais. Ils parlent de permaculture. Apparemment c’est une manière de cultiver en respectant la terre, avec la terre plutôt que contre. La permaculture c’est la culture permanente : la terre n’est jamais mise à nu, jamais labourée, les végétaux sont mélangés, on utilise des variétés anciennes et multiples. On cultive la biodiversité. Je n’y connais pas grand-chose en agriculture, j’ai cependant l’impression que les pratiques agricoles actuelles sont l’exact opposé de tout cela. Il va falloir que je me documente sur ce sujet, ma boussole intérieure tressaille !

Dans le groupe santé, rencontre avec Violaine qui est naturopathe. De fil en aiguille la conversation arrive sur mes acouphènes, qui me tiennent toujours compagnie. Elle me dit que parfois cela arrive à des gens qui rentrent en contact avec des esprits de la nature. Des esprits de la nature ? Oui des elfes, des gnomes, des lutins. Je ne sais pas ce qu’elle fume, mais je pense que c’est de la bonne… Je prends quand même note du titre du livre qu’elle me recommande.

A part les farfadets, il y a des personnes qui questionnent la vaccination obligatoire. Certains médecins crient à l’erreur, au mensonge. Les vaccins non seulement ne nous protégeraient pas, mais en plus présenteraient des risques. Je tombe des nues, moi qui aie toujours été un bon petit soldat, j’ai fait toutes les vaccinations que mon médecin m’indiquait, et même les optionnelles pour les voyages tropicaux. Ce sujet était pour moi un non-choix, il n’y a rien à choisir, on se fait vacciner et ses enfants aussi, point final.

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Un peu moins inconfortable pour moi, des personnes présentent des façons alternatives de se soigner avec des plantes. Selon eux, la nature fait pousser tout ce dont on a besoin autour de nous (j’habite en ville, je ne sais pas si cela marche aussi). Avant l’avènement des laboratoires pharmaceutiques tout le monde se soignait avec et par les plantes. Pour le quotidien, les gens dans les campagnes (90 % de la population dans les années 1900) se soignaient avec les plantes. Il y avait un savoir populaire. Les plantes étaient utilisées en association, elles se complétaient. Rien à voir avec les médicaments actuels : des molécules sont extraites de plantes puis synthétisées en se focalisant sur un seul principe actif. Ce savoir est aujourd’hui moqué, souvent tourné en dérision. Depuis la fin de la deuxième guerre, il n’y a plus d’herboristes formés en France, le diplôme a été supprimé. Depuis lors, seuls les pharmaciens sont habilités à conseiller et faire des préparations à base de plantes. Cela ressemble fort à une confiscation de savoirs ancestraux au profit d’intérêts capitalistiques. Surtout qu’il y a d’autres pays autour de nous, (nos voisins espagnols par exemple !) où l’on laisse le choix et la possibilité aux gens de recourir à ces pratiques médicales bien plus simplement. En France, les vendeurs de plantes sur Internet ou sur les marchés n’ont même plus le droit de faire d’allégations, de citer les vertus des plantes qu’ils commercialisent. Ils risquent d’être ennuyés. Je crois rêver, ne plus pouvoir vanter les vertus apaisantes et calmantes d’une tisane de verveine (ouh là là, je prends un sérieux risque là, non ne m’écoutez pas, prenez une pilule magique à la place !). Dénigrer des savoirs millénaires, infantiliser les gens dans le seul but de leur vendre des trucs, je suis au bord de l’écœurement, furieux. Maintenant que je sais tout cela, j’ai bien envie d’en apprendre un peu plus sur toutes ces plantes, ce doit être mon côté rebelle qui veut cela. Peut-être faudrait-il que j’aille vivre à la campagne, pour me rapprocher de la nature ?

Avec ce forum ouvert, je crois que j’ai gagné dix ans d’exploration solitaire. Je suis gonflé à bloc et prêt à apprendre plein de nouvelles choses, youpie ! Je suis un Colibri, je ne peux sans doutes pas sauver le monde, mais je peux faire ma part. Quelle bonne nouvelle. Je me sens moins seul !

Je note au passage que là ou je me suis senti en colère, furieux et écœuré, j’ai ressenti ces émotions, mais de manière détachée. Il y avait ces émotions, et moi conscient de ces émotions. Je ne me suis pas senti identifié à elles. Si je ne suis pas mes émotions, qui suis-je alors ?

Références

Vers la sobriété heureuse, de de Pierre RabhiPas de besoin de sauver le monde, juste être un colibri et faire sa part. Découvrez la pensée de Pierre Rabhi
La prophétie des Andes, James RedfieldRoman iniatique, découverte des synchronicités
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