Changer sa vie. Chapitre 2. Partie A

Changer sa vie, vers la lumière. Livre auto-édité

Je suis dans la dernière ligne droite de l’écriture de mon premier roman. Il s’agit d’un roman autobiographique. Un parcours romancé. Je souhaite vous embarquer dans l’aventure, j’ai envie d’avoir vos retours, vos commentaires. L’idée est de produire un livre qui vous plaise le plus possible. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Laissez vos commentaires, vos suggestions en bas de page.

Merci de jouer le jeu !

Voilà, c’est le grand jour. Je cherchais du travail en province depuis six mois. Je viens de signer mon contrat de travail. Manager dans une société de service en informatique, cela me semble prometteur. Mon passage par Paris aura eu un impact intéressant sur mon salaire !

Direction Nantes, j’ai trouvé une petite maison de ville dans un quartier tranquille, mais proche des commerces. Un jardinet apporte un peu de verdure et est idéal pour les barbecues ! Marrant la ville à l’air toute petite, on dirait que Nantes n’est qu’un quartier de Paris ! Diantre, je raisonne comme un Parisien maintenant ! Je pourrais même me rendre au travail en tramway, c’est plutôt agréable. Cora me rejoindra un peu plus tard, dès que ma période d’essai sera passée et qu’elle aura, elle aussi trouvé un travail. Inutile de prendre des risques.

Que de changements !

C’est perturbant de partager mon quotidien avec. Bah non avec personne en fait ! J’ai presque l’impression de redevenir célibataire. Bon heureusement, la vie moderne nous réserve quelques facilités pour communiquer à distance. Finalement, on ne coupe jamais le cordon, entre les mails, les SMS, les chats, et les vidéos. Ah les vidéos « spéciales » de Cora, je ne m’en lasse jamais. Et puis, je retrouve tout mon « bestiaire » numérique ; toujours ce fameux jeu en ligne. Mes soirées sont bien occupées, je trucide tous ces avatars numériques. J’ai l’impression d’exister. Une nouvelle extension est sortie, alors je re-signe ! Au moins je peux finir de jouer à l’heure qui me plaît.

Le nouveau travail est intéressant. Je dois épauler le directeur local pour créer une plateforme de développement de logiciels. C’est très prenant, je rencontre beaucoup de personnes. Je découvre progressivement mes nouveaux collègues. J’essaie de nouer des contacts, car lorsque l’on débarque dans une ville inconnue on se sent un peu seul ; et je crois que la solitude j’ai eu ma dose.

Parmi mes collègues les plus proches il y a les programmeurs. Mais comme ce sont eux dont je suis le nouveau responsable, nos rapports restent un peu superficiels. Et sans vouloir faire de généralités, les développeurs ont souvent un côté introverti qui ne facilite pas les échanges… Par contre il y a les filles du recrutement qui sont plutôt sympathiques. On se retrouve à la pause café et au déjeuner. Quand il n’y a pas de rapport hiérarchique, ça simplifie les choses ; et puis je suis toujours plus à l’aise avec les femmes.

J’ai trouvé un club d’Aïkido. Cela commence à faire un bout de temps que je pratique des arts martiaux. Toujours un peu en ayant à l’esprit que si un jour j’ai un souci je saurais me défendre. Comme disait le prof de ju-jitsu à Paris, « si un jour tu te fais agresser dans la rue, cours le plus vite possible et si tu te fais rattraper, tant pis pour eux ! » Je ne sais pas si cela se passerait réellement ainsi, mais cette version me va bien. Tout est dans la finesse dans l’aïkido, l’idée étant de retourner l’énergie du partenaire contre lui, prendre son centre. C’est riche et varié aussi, car il y a plusieurs armes : le couteau, le sabre et le bâton. Il faut apprendre à utiliser chaque arme correctement, avec ses propres gestes. Cela me fait du bien après des journées enfermées derrière un écran ! Et je découvre de nouvelles personnes de tous ages. J’ai adopté la devis du professeur : « Jusqu’à ton dernier souffle, à chaque fois que tu tomberas, tu te relèveras ». Je crois que j’aime bien les maximes. Je suis un type à maximes. Chacun son guide.

Il y a aussi une école de piano à proximité. Je suis allé voir, car cela fait une éternité que je suis attiré par le piano. J’avais appris le solfège étant enfant, et je jouais de la batterie. J’ai pas vraiment accroché à la batterie, sans doutes le fait de ne pas avoir de vrai instrument : pas très motivant de taper sur une peau en caoutchouc. Et puis le solfège avec une batterie… Plus tard, vers l’âge de vingt ans, alors que je travaillais en Afrique, j’avais trouvé un professeur qui m’a donné des cours pendant quelques mois. J’avais adoré ce premier contact avec un piano. Un clavier de plus dans ma vie ! La, je perçois une vraie opportunité de me remettre au piano. Je suis inscrit sur liste d’attente, je croise les doigts.

                                                                                                            Le morceau idéal pour lire ce chapitre :-)

Quelques semaines plus tard, Cora a aussi trouvé un poste qui lui plaît dans une petite ville près de notre nouveau chez nous. Elle pourra venir d’ici trois mois. Ma période d’essai sera à peine terminée. On prend un petit risque, je crois que l’on est des oufs. Heureusement que l’on se voit le week-end, de temps en temps elle vient, et parfois c’est moi qui fais le trajet. C’est toujours un peu étrange de retourner à Paris, mais tellement plus supportable quand y on vit plus ! Je préfère quand c’est elle qui vient à Nantes : doucement elle met sa touche dans notre petite maison. Elle la transforme en nid douillet. N’ayant pas fait de vrai déménagement (juste quelques cartons), je suis en mode camping dans la maison ! Fini le duvet sur le clic-clac du salon, on a un vrai lit et une chambre à coucher digne de ce nom. Les premières nuits, je dormais même par terre. J’avais choisi une location avec deux chambres, et je crois que j’ai bien fait ; la chambre supplémentaire ne va pas rester longtemps inoccupée je crois… Cora m’annonce qu’elle est enceinte. Que d’émotions, que de changements en perspective. Devenir père. Je ne sais pas trop ce que cela signifie. Ça à l’air excitant ! Et puis cela me trotte dans la tête depuis un moment, l’age sans doutes ? Mon grand-père aussi a démarré tardivement, premier enfant à 34 ans. Il n’a pas perdu de temps ensuite, puisqu’ils ont eu sept enfants ! Je ne suis pas certain d’aller jusqu’à sept. Autres temps, autres mœurs. Cela m’inspire pour procéder à quelques changements dans ma vie, je vais pas attendre le premier de l’an pour les traditionnelles bonnes résolutions tenues au moins une semaine ! Accueillir une nouvelle vie, je me sens investi de nouvelles responsabilités. De quoi ça à besoin un bébé ? Qu’ai-je envie de lui offrir ? Non cette fois, je suis bien motivé. Je vais commencer par la cigarette. C’est décidé, cette fois je me mets à fumer avant qu’il arrive. Ah non, c’est l’inverse, cette fois, j’arrête la cigarette définitivement ! En plus d’accueillir bébé dans une maison saine, j’ai une autre bonne raison : à l’Aïkido, après dix minutes d’échauffements, il me faut un quart d’heure pour reprendre mon souffle, franchement ce n’est plus possible. Être comme un petit vieux à 33 ans, je ne suis pas tenté, en plus il paraît que l’on finit par bander mou à force de fumer… Non merci ! Il faut que je me débarrasse de ce poison. Je sais déjà comment je vais m’y prendre. Il y a deux ans, virg’, une copine de bureau m’avait prêté d’un livre pour arrêter de fumer. Sans trop y croire, j’avais commencé à le lire. Dans ce livre, le gars, gros fumeur invétéré, y décrit les mécanismes de la tabagie. Lorsque l’on fume, on introduit dans son corps une substance très volatile, la nicotine. Cette substance disparaît très vite de l’organisme, et donc crée un stress. Ce qui explique que lorsque l’on fume, on se détend. C’est un peu comme si le matin, on enfilait des chaussures pointure 35 fillette, pour le soulagement de les ôter le soir… À l’époque, arrivé à la moitié du livre, j’ai arrêté de le lire et je l’ai rendu à virg’, car j’ai eu peur. Peur d’arrêter de fumer ! Un comble. Je ne devais pas vraiment être prêt. Mais là, j’ai mes raisons sont excellentes. Je reprends la lecture. Autre importante décision, il faut que je m’attaque à l’alcool. Je me rends compte que ce produit est devenu un problème : j’en consomme quasiment tous les jours et en quantité excessive. D’après les médecins, la limite à ne pas franchir serait de de trois verres par jour. Autant dire une paille pour moi… Cette grossesse est l’occasion de modérer ma consommation. Je vais finir par devenir un type bien ! J’ai choisi d’aller voir un alcoologue, non sans avoir bu une bière avant d’aller au rendez-vous, enfin une demie. On se sait jamais. Après avoir échangé sur ce que je veux résoudre, il me lance comme un défi de ne pas consommer pendant une semaine et de revenir le voir. Super l’alcoologue, super métier. « Vous voulez arrêter de boire ? Hé bien… arrêtez !  Ah, okay, merci. » J’en reste un peu estomaqué sur l’instant, rester une semaine sans une goutte d’alcool… Oumpff ! Il me prescrit un médicament pour m’aider à tenir bon. En rentrant à la maison, il ne me reste plus qu’à jeter la demi-bière qui m’attendait dans le réfrigérateur. Cela ne m’arrive jamais de jeter une bière ! Je suis un peu nerveux, mais je vais bien réussir à tenir une semaine, je relève le défi. C’est agréable de se lever le lendemain matin frais comme un gardon. N’exagérons pas non plus, il m’arrive quand même de passer quelques jours sobrement. Bon d’accord après une solide ivresse en général… Laurence partage désormais mon bureau de chef. Avoir de la compagnie ça change les journées de travail. Elle habite depuis toujours dans la région, elle était avant dans un autre service, donc elle connaît bien cette entreprise. Elle a l’air très branché ésotérisme. Son mari est sourcier. En prenant notre café, on discutait de la pluie et du beau temps ; puis elle me parle d’un film qu’elle vient de regarder qui parle de physique quantique et de découvertes récentes sur la matière. La matière ne serait pas ce que l’on croit qu’elle est de prime abord : quelque chose de solide, dur, mais en fait la matière est composée de plein de petites particules corpusculaires et ondulatoires. Ces particules passent leur temps à s’assembler, se désassembler ; tout est mouvement. Elle me raconte même que des expériences ont démontré que des particules peuvent être présentes à deux endroits en même temps, que l’influence d’un observateur sur le résultat d’une expérience est manifeste ! Je reste un peu sceptique, car même si j’avais vaguement entendu parlé de la physique quantique. Je me rappelle d’un livre génial où il était question de l’expérience du chat de Schrödinger. Il faut imaginer un chat enfermé dans une boîte avec un poison, un mécanisme s’il détecte un électron radioactif, va briser la fiole de poison. Donc on ne sait pas si le chat est vivant ou mort tant que la boîte n’est pas ouverte, c’est l’observateur qui va influer sur le résultat de l’expérience. Cela me semblait tout de même plus relever de l’ordre des élucubrations d’un intellectuel, plus que d’un lien avec une quelconque réalité. Je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois ; c’est facile de raconter n’importe quoi !

Références

What the blepp do we know, dans le terrier du lapin

Gödel, Escher, Bach – Les brins d’une guirlande éternelle, Douglas Hofstadter
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